Court-métrage

Dans cette section, je présente différents courts métrages que j’ai réalisés.

Ces projets me permettent d’explorer la narration, l’image et l’émotion à travers le format vidéo. 

queer & croyant

Ce projet documentaire interroge la question profonde et actuelle de la compatibilité entre l’identité queer et la foi religieuse. Dans un monde où la spiritualité et l’orientation sexuelle sont souvent perçues comme des sphères incompatibles, ce film vise à explorer comment des individus queer parviennent à réconcilier leur foi et leur identité, malgré les jugements extérieurs, les tensions communautaires et les défis spirituels personnels.


Les récits au cœur de ce documentaire révèlent les luttes, les dilemmes et la résilience des personnes qui ont su, ou cherchent encore, à harmoniser ces deux aspects fondamentaux de leur vie. L’objectif est de montrer les obstacles auxquels elles font face : le jugement de la famille, le regard des autres, les enseignements religieux parfois exclusifs, ainsi que l’influence d’une communauté de croyants qui peut être un soutien aussi bien qu’un obstacle. En nous appuyant sur des passages des textes sacrés et des figures religieuses inclusives, le documentaire invite à une réflexion collective sur le cheminement de réconciliation que plusieurs de ces personnes parcourent.


Chaque témoignage s’articule autour d’un parcours personnel et spirituel unique, reliant les expériences de Thomas, Laura, et Lindsay, chacun appartenant à une confession différente (islam, christianisme et judaïsme). Leurs récits suivent une progression réfléchie, débutant par les premiers ressentis de conflit entre foi et identité, pour aborder ensuite les réactions familiales et communautaires. Enfin, chaque histoire converge vers la recherche de paix intérieure, l’acceptation de soi, et les pratiques de foi qui soutiennent cette réconciliation.


Le visuel joue un rôle essentiel en capturant l’essence spirituelle et le quotidien de ces individus. Des lieux de culte (église, mosquée) seront filmés pour ancrer chaque récit dans son contexte religieux, accompagnés de plans intimistes : des mains serrant un chapelet, des visages en méditation, des prières murmurées dans le calme des lieux sacrés. Des extraits de saintes écritures apparaîtront également à l’écran, servant de miroir aux pensées des protagonistes et enrichissant le propos du film par leur symbolisme.


Les témoignages sont entrecoupés de sons ambiants — appels à la prière, chants de louanges, moments de silence — recréant l’atmosphère méditative et recueillie des temps de prière. Des passages sonores de prières ou d’enseignements religieux s’ajoutent en fond sonore pour renforcer le sentiment de spiritualité et d’introspection. Les paroles des intervenants se lient ainsi à une ambiance sonore apaisante et parfois solennelle, soulignant la sincérité de leur parcours spirituel.


À travers ce projet, l’intention est de créer un espace de réflexion et d’inclusion, tant pour les croyants que pour les personnes LGBTQ+. Nous souhaitons briser les préjugés en offrant une vision nuancée, où les communautés religieuses sont invitées à ouvrir leurs portes et à écouter ceux qui vivent à la croisée de ces identités. Le documentaire invite enfin à se questionner : comment les institutions religieuses peuvent-elles évoluer pour accueillir les personnes queer, et quelle vision inclusive peut être envisagée pour les générations futures ?

le combat nocturne

Ce court métrage est une adaptation visuelle de mon poème, réalisé pour mon exposition de fin d’année en licence. À travers des images sombres et introspectives, j’explore les luttes intérieures liées à la nuit, aux angoisses et au sommeil, entre cauchemar, épuisement et espoir d’un nouveau jour.

réécriture

Dans une forêt baignée de lumière, le Petit Chaperon Rouge avance en chantonnant, une innocence apparente illuminant son visage. En parallèle, un loup rôde, affamé, prêt à bondir sur une proie. Une rencontre improbable se produit entre le loup et la fillette, une complicité naît entre eux. Ils partagent fruits et rires, semblant effacer l’image classique du prédateur et de la victime.

Alors que le soleil décline, l’atmosphère change. Le sourire du Chaperon Rouge devient plus énigmatique, plus inquiétant. Elle sort lentement un couteau de sa cape, chantonnant toujours sa douce comptine. Le loup, pris au piège de cette illusion de confiance, ne voit pas venir le coup fatal. Dans un éclat de violence brutale, elle l’abat sans remords.Le conte prend une tournure macabre. La fillette, désormais une créature dénuée de toute innocence, contemple son œuvre avec un plaisir sournois. Alors que la caméra s’éloigne, une dernière vision glace le sang : le Petit Chaperon Rouge, la bouche ensanglantée, savoure sa victoire et sa proie.

Dans cette version réinventée du célèbre conte, le prédateur n’est pas toujours celui que l’on croit, et l’innocence peut cacher la plus sombre des vérités.

TOC, TOC” plonge dans l’univers intérieur de Valentin, un jeune homme de 22 ans dont la vie est rythmée par un trouble obsessionnel compulsif. À travers l’organisation minutieuse d’un déjeuner entre amis, le film explore la bataille intérieure qu’il mène contre ses pensées envahissantes et son désir de perfection. Chaque geste, chaque détail devient une épreuve qu’il tente de surmonter. Le spectateur vit la tension croissante de ses crises, immergé dans une atmosphère oppressante où le temps et l’espace se distordent, jusqu’à ce que la réalité et l’obsession se rencontrent.

Direction artistique : Visuellement, le court-métrage adopte un style réaliste et intime, en jouant avec la lumière et les ombres pour accentuer l’angoisse et l’incompréhension intérieure du personnage. Le rythme du film suit celui du décompte du minuteur, alternant moments de calme et crises de panique intenses. Le décor épuré et les gestes répétitifs de Valentin créent une atmosphère figée, où chaque détail semble peser sur son esprit, amplifiant le caractère angoissant de son trouble. Le film devient ainsi un voyage sensoriel dans l’esprit d’un homme en lutte contre sa propre perception de la réalité.